Elodie Garnier nous présente Juste une fois pour essayer, son premier roman qui sort aujourd’hui aux Editions Mazarine. On y suit la rencontre et l’histoire d’amour entre Élodie, une parisienne en plein burn-out qui trouve refuge chez sa grand-mère dans le centre de la France et Sara, une trentenaire qui est sur le point de se marier et qui n’avait jusqu’alors jamais ressenti le moindre désir pour une femme… Extrait de la rencontre publiée dans le numéro de juin de Jeanne Magazine.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a motivée à prendre la plume pour l’écriture de cette histoire ? J’aime beaucoup lire, mais je préfère avant tout les œuvres dramatiques, les histoires d’amour universel ou chacun peut se retrouver. Je ne suis pas une adepte des romances un peu trop parfaites. J’ai eu envie de me lancer dans cette aventure parce que j’apprécie les mots depuis toujours. Je prends un immense plaisir à mettre en avant les émotions que les personnages éprouvent face à telles ou telles situations. Dans ce livre, je voulais être dans le «  vrai  ». Que chaque lecteur puisse retrouver une part de lui-même. J’avais aussi cette volonté de traiter dans un seul roman plusieurs sujets qui parlent à tous : l’amour, la rupture, le désir, l’infidélité, le regard des autres, le burn-out, la dépendance affective, l’amitié, le deuil… Il y a quelques temps, j’ai commencé à écrire sur le web des nouvelles qui ont très bien été accueillies par les internautes. Grâce à eux, je me suis mise à poser les germes de mon premier roman. C’est véritablement l’engouement de mes lectrices et lecteurs sur Internet qui m’a donné l’envie et le courage de me lancer.

Votre nom, Elodie Garnier, est aussi celui de votre héroïne, ce qui laisse penser que ce roman est en partie autobiographique. Où avez-vous puisé votre inspiration ? Je crois qu’on met toujours de soi dans un texte. Mais il s’agit bien d’un roman, donc la question du vrai et du faux, n’a finalement aucune importance. Quand je lis un roman, je ne cherche pas la vérité, mais la justesse. J’ai essayé d’écrire un livre que j’aurais aimé lire. Si j’avais voulu me mettre véritablement en scène, j’aurais choisi une autre forme d’expression : un journal intime, un témoignage, etc. (…)

Les scènes de sexe tiennent une place très importante dans les pages de votre roman. En quoi était-ce important pour vous et comment s’est déroulé l’écriture de ces passages érotiques ? Ça n’a pas été simple pour moi d’écrire ces passages-là parce que dans la vie de tous les jours, je suis quelqu’un de très pudique. Mais je me suis fait violence, car je trouve que la sexualité entre femmes n’est pas assez représentée dans les médias, dans la littérature, dans le cinéma, dans l’art en général. C’était un exercice très compliqué : j’étais partagée entre ma propre pudeur en tant qu’être humain et ma volonté en tant qu’auteure de valoriser le plaisir que peuvent prendre deux femmes qui font l’amour. J’ai fait le choix de mettre en scène des moments intimes et charnels, car je ne voulais pas me censurer. Parler de sexualité dans un roman d’amour entre deux femmes me paraissait évident. C’était important de mettre en avant la fusion des corps, la sensualité des personnages.

Sans trop en révéler, votre histoire, qui débute par une rencontre et la découverte de l’autre, est aussi celle d’une rupture, pourquoi avoir abordé ce thème et  quels seraient vos conseils à celles qui traversent une telle épreuve ? Toute rupture amoureuse est douloureuse pour celui ou celle qui la subit. J’ai voulu aborder ce thème car on a tous connu un jour un passage à vide à cause d’une rupture sentimentale. C’est un sentiment de grande tristesse qui laisse souvent des marques. (…)

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Juste une fois pour essayer d’Elodie Garnier, en librairie (Editions Mazarine)

Retrouvez l’intégralité de cette rencontre dans le numéro #76 de Jeanne Magazine.

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