Comme chaque année, en ce quatrième jeudi du mois de novembre, les Etats-Unis célèbrent Thanksgiving. L’occasion de découvrir Lez Bomb, le film de la réalisatrice new-yorkaise Jenna Laurenzo, qui suit Katie, bien décidée à faire son coming out au cours du repas de Thanksgiving et de présenter sa petite amie, Sarah, à tous les membres de sa famille. Mais ses plans de coming out seront contrariés par l’arrivée inattendue de son colocataire. Retrouvez ci-dessous un extrait de l’entretien que la réalisatrice avait accordé à Jeanne Magazine pour la sortie de son court-métrage Girl Night Stand, prélude à Lez Bomb.

Dans Girl Night Stand, nous faisons connaissance avec Katie, qui sort pour la première fois avec une femme. Pourquoi avoir choisi ce thème ? J’étais très intéressée à l’idée de raconter le parcours d’une personne qui prenait conscience de son orientation sexuelle et qui la découvrait pour la première fois. Cela peut être une période perturbante et cela peut paraître effrayant mais cela peut être également être l’occasion de moments très amusants. Je me souviens avoir été terrifiée lorsque j’ai fait mon coming out, un moment de ma vie rempli de peur et de confusion. Aujourd’hui, avec le recul, je peux revenir sur cette période avec un œil amusé et explorer ce sujet à travers des instants de vie à la fois drôles et poignants.

Vous êtes-vous ainsi servi de votre propre expérience pour ce court métrage ? Oh oui ! Il y a tellement de moments autobiographiques dans ce court métrage que cela me fait rougir rien que de le regarder aujourd’hui [Rires] ! (…)

A quoi pouvons-nous nous attendre avec Lez Bomb ? Comme je vous le disais, cela se passera durant Thanksgiving, fête lors de laquelle Katie, encore dans le placard, présentera sa petite amie Sarah, à tous les membres de sa famille. Katie a prévu de faire son coming out auprès de sa famille juste avant que Sarah n’arrive pour le fameux repas de Thanksgiving, mais ses plans sont mis à rude épreuve et rien ne se passe comme prévu. Lez Bomb est une comédie intergénérationnelle. Je voulais travailler sur une comédie dans laquelle les éléments comiques s’enchaînent lorsque rien ne va comme prévu. (…)

Vous avez expliqué avoir écrit Lez Bomb, car il est le film que vous auriez aimé voir mais ne pouviez pas trouver : « Il a une fin heureuse. Le personnage principal ne retourne pas vers les hommes parce que c’est simplement une phase. Et c’est incroyablement drôle ». Pouvez-vous nous en dire plus ? Il n’existe pas tant que ça de comédies lesbiennes. Bien sûr, il y en a quelques-unes, mais il existe bien plus de drames quand on cherche des films à ce sujet. J’aime rire. J’aime aussi regarder un film qui me fait me sentir bien lorsqu’il se termine. Je pense que les gens aiment regarder des films pour se divertir avant tout, ce qui implique rire bien sûr et aussi quitter le cinéma ou son canapé sur une note positive. Je souhaitais voir un film avec un personnage lesbien qui me ferait marrer du début jusqu’à la fin et que je prendrai plaisir à voir et à revoir, et c’est dans cet état d’esprit que j’ai écrit Lez Bomb. Nos vies sont remplies de soucis, il faut parfois prendre du recul et « sortir de soi-même » pour se rendre compte que les moments que nous trouvons les plus dramatiques sont parfois très drôles vus de l’extérieur. Alors que le personnage principal du film s’apprête à faire son coming out, l’histoire du film tourne autour d’une famille dysfonctionnelle dans laquelle chaque membre doit gérer ses propres secrets et qui se rassemble à l’occasion de Thanksgiving. Porter le poids d’un secret sentimental est un thème universel, l’orientation sexuelle mise à part, et j’espère pouvoir mettre cela en lumière à travers une comédie.

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www.lezbombmovie.com

Retrouvez l’interview en intégralité dans le numéro de janvier 2016 (n°24) de Jeanne MagazineEn vous abonnant à Jeanne, vous permettez à votre magazine 100% lesbien de continuer à vous proposer 90 pages de contenu exclusif chaque mois !